PSYcause(s) 3

La vie de notre psy est décidément semée d'embûches existentielles.

 

Nous l'avons quittée très occupée à "niquer la mort".

Elle ne savait pas encore qu'elle traversait un long fleuve tranquille.

 

Pour clôturer cette trilogie, PSYcause(s) 3 nous embarque dans les méandres les plus torturés de l'âme humaine.

 

Entre un humour trempé au vitriol et une infinie tendresse pour les pauvres mortels que nous sommes.

LA NOTE DE L'AUTEURE

En me lançant dans l'écriture de PSYcause(s), je n'imaginais pas le retour, l'écho, la qualité d'échange qui m'attendraient comme des cadeaux pendant et après les représentations.

Au-delà de l'aventure artistique, je n'imaginais pas que les « causes » qui font vaciller ma psy, personnage central, et toutes ses patientes pour le moins « colorées » allaient bousculer, faire grandir, enrichir la femme, l'auteure et l'interprète que je suis. Portée et nourrie par des spectateurs souvent récidivistes, étonnés, secoués ou ravis de se reconnaître ici ou là dans mon histoire qui est un peu la leur... de revivre une tranche de vie, une émotion, une douleur ou un état de grâce qu'ils avaient oublié et qui refait surface.

 

PSYcause(s) : c'est donc une aventure humaine autant que créative.

 

Elle m'aura fait traverser près de vingt ans d'existence et plus de 700 représentations et peindre quelques soixante portraits d'humains faillibles de toutes générations, psys ou pas, biberonnés aux névroses. D'humains, tout simplement.

 

Si, pour être honnête, l'opus 1 est né du désir d'éloigner MES propres angoisses par le biais de l'écriture, mon envie (et quelle envie !) aujourd'hui, est de continuer cette incroyable aventure de partage et de transmission.

Avec le seul outil que je connaisse et qui me ressemble : la dérision salvatrice. Pour rire de notre pauvre condition de mortels. Pour encore raconter cette étrange odyssée qu'est la vie : ses états euphoriques et ses descentes fracassantes aux enfers. Pour courir, encore et toujours, vers un équilibre émotionnel fragile et éphémère, fait de fantasmes, de frustrations, de pulsions contradictoires et d'aménagements raisonnables... ou déraisonnables !

 

Alors oui : j'ai une furieuse envie de la poursuivre l'histoire ! De retrouver « Elle », ses patientes aux affects claudicants et le cocktail de leurs angoisses existentielles bien secouées au shaker ! Pas pour user jusqu'à la corde une recette qui a fait ses preuves. Mais pour aller au bout de l'aventure.

 

Dans PSYcause(s) nous avons fait la connaissance de «Elle». Psy patentée. Aux prises avec sa mère, ses enfants, son couple, sa sexualité.

 

PSYcause(s)2 nous l'a dépeinte une décennie plus tard, à un âge où il est urgent de trouver «du sens» et d'oser tout bousculer pour «niquer la mort».

 

PSYcause(s) 3 sera l'opus où « Elle », qui pensait avoir vécu la période la plus déstabilisante et la plus cruciale de son existence, va découvrir qu'elle traversait en fait « un long fleuve tranquille »... Bombardée de toutes parts dans ses certitudes qui volent en éclats jusqu'au vertige, elle va ouvrir la porte à toutes les folies, tous les débordements, tous les extrêmes.

 

Pour clôturer cette trilogie, je me propose, avec un humour trempé au vitriol mais aussi avec tendresse, de vous embarquer dans les méandres les plus délirants et les moins recommandables de notre inconscient. Jusqu'au chaos ?

Ou jusqu'à la sortie royale ?

 

La réponse n'est ni universelle, ni définitive car perpétuellement évolutive, donc flexible, subjective et matière à débat... J'ai la mienne.

Je vous laisse vous faire une idée de la vôtre...

 

Josiane Pinson

 

LA NOTE D'INTENTION DU METTEUR EN SCÈNE

Voici donc la mise en route du troisième volet de ce que l'on pourrait à présent surnommer la « saga » de PSYcause(s). Josiane Pinson a fait appel à moi pour la mise en scène de PSYcause(s) 2. N'ayant jamais vu la première création, j'avais abordé ce nouveau projet sans automatisme et dans un esprit de découverte ; séduit par la finesse de l'écriture, la force des personnages et l'humour décapant que ce texte portait en lui.

 

Ce voyage essentiellement « féminin », à travers les névroses, les émotions ou les incongruités de la psyché et du comportement humain, proposait un travail de direction d'actrice d'une grande richesse. Comme je l'ai souligné lors de ma première note d'intention, j'avais compris très vite, à la première lecture, que l'Inconscient offre une vaste scène de théâtre, et que la dramaturgie PSYcause(s), sur laquelle se joue fantasme, douleurs et pulsions, oscille en permanence entre comédie et tragédie personnelle pour chaque protagoniste. La forme d'écriture quasi polyphonique permettait également un traitement scénique loin du « seule en scène » volubile pour offrir au contraire des émotions en action.

 

Voilà qu'aujourd'hui, l'auteure et actrice Josiane Pinson me donne à nouveau sa confiance et me fait part de son désir de retravailler avec moi. Je n'ai pas eu besoin de réfléchir longtemps. Ma collaboration sur le spectacle précédent a été une expérience artistique et humaine tellement forte qu'il m'était impossible de refuser.- ce que j'appellerais - un cadeau. Après le succès de PSYcause(s) 2, je me suis dit (comme le public fidèle à cette aventure) que j'avais moi aussi, envie de retrouver cette galerie de personnages à la fois hauts en couleur et terriblement touchants ... Découvrir avec impatience ce que vont devenir certaines de ces femmes en analyse, comment va évoluer la vie de cette Psy en plein virage existentiel eet sexuel, ses enfants, sa mère et surtout rencontrer - peut-être - de nouvelles patientes en détresse ou en délire !

 

J'avais envie - bien évidemment - de retrouver Josiane Pinson en répétitions et en phase de création... De retrouver cette comédienne talentueuse et exigeante, aux capacités de métamorphose et d'incarnation hors-pairs. Notre rencontre et notre collaboration professionnelle avaient mises en évidence un langage partagé et une vision comune lors du montage de PSYcause(s) 2.

 

Mettre en scène ce PSYcause(s) 3 sera aussi un défi à relever. Celui de produire de la nouveauté sans sacrifier à l'esprit et à la sobriété de cet univers qui n'appartient qu'à son auteure. Mais j'ai déjà hâte de donner vie et corps à de nouveaux personnages, de parfaire et de polir cet écrin théâtral. Je suis donc ravi et fier de participer à la réalisation de ce nouvel « épisode » de ce que l'on pourrait désormais dénommer ...

 

LA TRILOGIE DE PSYcause(s).

 

Gil Galliot

INFOS PRATIQUES

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A partir du 21 octobre 2018,

les samedis à 17h,

les dimanches à 19h30

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Location : 01 42 93 13 04 - www.studiohebertot.com

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M° Villiers / Rome

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